ANNE MANOJLOVICartiste peintre

Démarche picturale

Née en 1976 à Châtenay-Malabry, on peut presque dire que je suis tombée dans la peinture dès mes premiers pas. En effet, dès mon plus jeune âge, ma mère peintre sculpteur de profession (diplômée des beaux-arts de Paris) m’a appris les bases du dessin et de la peinture, puis j’ai continué mon apprentissage de manière autodidacte : où les maîtres mots de mon exploration furent toujours et encore : la Recherche de la beauté et de la liberté à travers des univers inconnus...

Depuis une vingtaine d’années, ma peinture (gouache/pastels secs puis huile sur toile) prend forme par la spontanéité créant l’impression de mouvement, et un certain hasard maîtrisé par l’harmonie des formes et des couleurs. Hasard, dans le sens où l’idée, avant de commencer une toile, n’est que très rarement présente.

En effet, les formes et les couleurs s’imposent par le mouvement des tracés, aux pinceaux, doigts, tubes de peinture ; divers techniques donc, pour une variété de rendus (reliefs, formes...), dans une recherche constante d’harmonie et de beauté. Ainsi, on peut dire que ma démarche rejoint celle de Kandinsky, sans l’avoir recherché pour autant.

J’ai une grande admiration pour son œuvre, ainsi que pour les impressionnistes (tout particulièrement Monet, ses nymphéas et les paysages de Van Gogh), et d’autres grands peintres tels que, Gauguin, Odilon Redon, Matisse, Klimt...

Mon inspiration vient surtout des hasards de beauté produit par la nature comme le mouvement de l’eau, les nuages, les ramures tortueuses... En quelques mots, les formes dans la nature créant fortuitement quelque chose de concret. Par exemple, croire apercevoir un lutin se dessiner dans le feuillage d’un arbre. En réalité, j’aime que les choses se laissent à peine deviner, plutôt qu’elles soient évidentes. Le doute planant ainsi, on peut s’imaginer différentes choses sur un même tableau.

Quant au fond, c’est une exploration d’univers fantastiques (la plupart du temps) : où l’abstrait et le concret fusionnent pour dégager ces univers. Mêmes les paysages plus réalistes incorporent des moments abstraits. Bien souvent, on ne sait si mes oeuvres sont abstraites ou figuratives, car cette dichotomie est, en réalité, secondaire.

L’important est la mise en forme d’univers imaginaires pour un voyage à la découverte d’autres mondes, sans doute empreints d’inconscient, vu la spontanéité de mes tracés et ma « raison mis de côté ».

Ainsi, des univers inconnus et non pensés se dégagent, et j’en suis la première surprise à la fin de mon travail, ravie, lorsque la beauté s’y dessine...